Œno’logique

Le bio, du travail avant d’être une mode

07.09.2018 | Œno’logique

Le bio, du travail avant d’être une mode

Aujourd’hui, le bio est partout. Naturellement, on le retrouve dans nos vins jurassiens. Mais derrière la grande tendance de consommation et de production (l’inverse marche aussi), il y a d’abord la vigne, la plante, la terre. Une façon de faire autant que de voir le métier bien particulière, comme nous le raconte Jean-Étienne Pignier, vigneron et co-président du groupement bio Jurassien Le Nez dans le vert. Le sol jamais seul Ne tournons pas autour du cep : un vigneron bio passe beaucoup, beaucoup d’heures dans sa vigne. Un gros travail doit être fourni au niveau du sol. « On griffe, on pioche, on laboure pour que le système racinaire de la vigne se développe en profondeur et puise davantage ce dont il a besoin » explique le vigneron de Montaigu. D’avril à août, il faut compter quatre à cinq passages de griffes, charrues décavaillonneuses, roues dentées… pour l’entretien des sols, complétés par des piochages manuels. Mais Jean-Étienne, comme d’autres vignerons adeptes de la biodynamie, pousse le bouchon bien plus loin : « On a toute une panoplie de préparas à base d’ingrédients naturels ». Citons ainsi la bouse de corne, bouse de vache bio...

Les vins du Jura s’exportent bien, merci !

22.01.2018 | Œno’logique

Les vins du Jura s’exportent bien, merci !

Elle est loin l’époque où les vins jurassiens n’étaient connus, presque, que des consommateurs francs-comtois ! Désormais, notre petit vignoble possède de nombreux adeptes à travers le monde. Les vins du Jura à l’export, c’est une réalité, un passé, et surtout, un avenir. Pour nous en parler, rien de mieux qu’un des précurseurs de ce développement international, Pierre Rolet, d’Arbois. L’export et le Jura, ça date ! Pierre Rolet s’en souvient comme si c’était hier. Et pourtant, ça remonte à plus de vingt ans. Son activité internationale a commencé avec la Belgique et l’Allemagne. Géographiquement logique. Puis vint le Québec, suite à des contacts noués sur son caveau d’Arbois. « Plutôt que d’attendre, on a décidé d’exploiter ces touches de façon active en allant au devant de ces nouveaux clients potentiels » se rappelle Pierre. Le vigneron arboisien passe alors la vitesse supérieure en participant à des salons professionnels. Vinexpo ou Prowein font depuis longtemps partie des rendez-vous privilégiés du domaine Rolet. Comme l’explique Pierre, « on était parfois noyé dans la masse des exposants mais quelque contacts nous suffisaient pour nous conforter dans notre idée de nous développer à l’international. On savait...

Un colloque sur l’avenir du vignoble jurassien

30.10.2017 | Débats de comptoir

Un colloque sur l’avenir du vignoble jurassien

Vendredi 13 octobre, le Comité Interprofessionnel des Vins du Jura organisait en partenariat avec d’autres acteurs locaux une matinée spéciale sur l’avenir de notre vignoble. Plus de 300 personnes étaient présentes au lycée agricole de Montmorot pour échanger sur l’état de ce marché et ses opportunités de développement. Nous avons pu échanger avec certaines d’entre elles. État des lieux et objectifs de développement C’était le premier temps fort de cette rencontre. Rassemblés sur l’estrade de l’amphithéâtre du lycée, plusieurs acteurs de la filière ont brossé le tableau de l’activité viticole jurassienne de ces dernières années. Parmi eux, Jean-Charles Tissot, Président du CIVJ. « Le vignoble du Jura a le vent en poupe et une notoriété en hausse mais enregistre une érosion significative de sa production et de ses stocks ! » résume-t-il. Selon lui, les solutions pour que l’offre puisse suivre la forte demande consistent à planter de nouvelles vignes mais aussi à favoriser l’acquisition de vignes supplémentaires, notamment en dynamisant l’installation de nouveaux vignerons. Tout ça dans le respect de la qualité et des AOC, évidemment. Rencontre avec les acteurs de la filière Vigneron et Président de l’AOC Arbois, Hervé...

Frais moi plaisir cet été

27.07.2017 | Œno’logique

Frais moi plaisir cet été

Il y a des étés où on se dit qu’on ferait mieux de rester au lit tant le temps n’a rien d’épatant. Et puis il y a ces étés où on enchaîne les barbecues en famille ou entre amis. C’est le temps des grillades, des salades et des vins légers, rafraîchissants. Ceux du Jura n’ont rien à envier aux vins du Sud.   Rouge ou rosé, pourvu qu’ils soient légers À toutes celles et ceux qui pensent que les vins du Jura ne peuvent rivaliser avec les rosés de Provence, il est temps de revoir leurs certitudes. Si le Poulsard demeure le cépage de prédilection pour élaborer les rosés jurassiens, Trousseau et Pinot noir, les deux autres cépages rouges du Jura, font aussi d’excellents candidats pour des vins estivaux, seuls ou assemblés. Selon la méthode de vinification, le rosé jurassien sera qualifié de corail, rubis ou rouge léger. Dégustés jeunes et frais, ces vins d’été au nez fruité et au corps aérien accompagnent à merveille les entrées, salades, charcuteries et autres grillades de viandes blanches. Même les fromages frais et les desserts aux fruits donnent lieu à de surprenants mariages....

Les vins bio du Jura

28.11.2016 | Œno’logique

Les vins bio du Jura

Vins bio du Jura, l’amour de la terre séduit Dans le Jura, les vignes cultivées en bio occupent près de 20% du vignoble. Les chiffres grimpent doucement. Comment sont produits ces vins biologiques ? Qu’est-ce qui motive les vignerons à faire autrement ? Petit tour d’horizon, entre raison et passion. On entend souvent parler de vins bio… sans vraiment savoir ce dont il s’agit. Alors ? « C’est avant tout un vin vinifié selon le cahier des charges de vinification bio », précise Anne-Claire Bordreuil, technicienne viticole chez Interbio Franche-Comté. Depuis deux ans, le cahier des charges européen des vins labellisés biologiques comprend en effet les méthodes de vinification. Des vignes soignées aux huiles essentielles Concrètement ? Un viticulteur bio n’utilise pour faire pousser ses vignes ni herbicide, ni produit phytosanitaire de synthèse, ni engrais minéraux et le moins de cuivre possible. « Le gros problème du bio, c’est le mildiou », partage Stéphane Tissot, viticulteur bio depuis vingt ans à Montigny-les-Arsures, sur 50 hectares. On sait que le Jura fait partie des régions au climat frais et humide, comme la Champagne ou la Savoie, où cette maladie peut faire des dégâts. Comment fait-on alors pour tenir...

À votre service

27.10.2016 | Œno’logique

À votre service

Comme tous les vins, les Vins du Jura doivent être servis à température adéquate pour être appréciés dans toute leur typicité. Zoom sur les températures de service de chacun des produits de ce vignoble d’exception. Déguster un vin du Jura, oui, mais à quelle température le servir ? D’autant que la réponse diffère forcément si on a affaire à un rouge, un blanc ou encore un Crémant ou un Vin Jaune. Caractérisés par leur diversité, les Vins du Jura méritent un rapide aperçu des différentes températures de service qui sauront les sublimer. Après avoir détaillé les bons accords mets et vins du Jura, il est donc temps d’aborder la question – brûlante – des températures de service idéales. Crémants du Jura : servir à 6°C. Vin festif par excellence, le Crémant du Jura, qu’il soit blanc ou rosé, accompagne avec finesse l’apéritif, les cocktails ou les desserts. Il apporte aussi une acidité intéressante dans les sauces crémeuses, comme dans cette fricassée de poulet. Pour mettre en valeur son bouquet de notes florales d’aubépine, ses arômes toastés et de fruits à chair blanche, il convient de le servir frappé, entre 5 et...