Crowdfunding… le vin aussi !

18.11.2014 | Débats de comptoir

fundovino_blackVous connaissez Ulule, KissKissBankBank, Kickstarter ou encore MyMajorCompany, mais est-ce que vous connaissez Fundovino, la première plateforme Internet de financement participatif dédiée au vin ? Créée le 13 août 2014, elle a déjà permis le financement de plusieurs projets. Parmi les plus soutenus en ce moment : une innovation technologique pour permettre aux vignerons de détecter la maladie de la flavescence dorée qui ravage les vignes, un court-métrage sur un grand cru alsacien, la fabrication de fûts avec le bois de la forêt de Reims, ou encore un site d’échange de bouteilles de vins en ligne surnommé TrocWine. La palette de projets est variée mais le principe est toujours le même : un financement participatif, humain et engagé.

Le crowdfunding repose en effet sur une idée aussi simple qu’ingénieuse en temps de crise : mettre à contribution l’intérêt des particuliers… et leur argent. Loin de se résumer à un phénomène de mode, ce système de levée de fonds en ligne auprès du public ouvre une nouvelle ère pour les entrepreneurs souhaitant développer leurs projets sans faire appel aux banques. Chacun, derrière son écran, peut ainsi faire un don pour apporter sa pierre à l’édifice qu’il souhaite voir plébiscité.

Qui dit financement participatif dit aussi communication. Car si la banque est chassée de l’équation, les internautes doivent être informés et convaincus de l’intérêt du projet. Ainsi financement et communauté sont-ils les deux faces d’une même pièce, comme en témoigne l’exemple de la plateforme MyMajorCompany qui a popularisé le concept en 2008 en produisant le premier artiste entièrement « crowdfundé ».

Des projets artistiques aux PME en passant par les associations ou les innovations technologiques, le crowdfunding a su s’imposer comme un système de financement à la fois innovant, crédible et fédérateur, où le public n’est plus un maillon passif en bout de chaîne, mais un acteur impliqué, en amont de la création. Une redistribution des rôles qui valorise chaque intervenant, suscitant un attachement sur un temps plus long que la simple consommation one shot d’un produit ou d’un service, qu’il soit culturel, gastronomique ou encore sociétal.

Les temps changent donc, et le monde du vin ne déroge pas à la règle, découvrant chaque jour davantage les bienfaits du financement participatif. C’est ainsi que les Vins du Languedoc ont pu se doter d’une application de géolocalisation œnotouristique pour smartphones et tablettes. Le projet peut être plus ambitieux encore : ainsi a été lancé en 2013 le projet Alta Vinha, destiné à la relance de la production sur les terres abandonnées ou non-exploitées dans le sud de la France. Les Vins du Jura eux aussi se sont mis au financement participatif : produit via la plateforme Kickstarter, le livre de Wink Lorch consacré aux vins jurassiens est à présent en shortlist pour la 10ème édition des Louis Roederer Wine Writers Awards, qui récompense tous les ans les meilleurs livres consacrés au vin.

Alors, à quand les prochains projets « crowdfundés » dans le vignoble jurassien ? À vos idées et… à votre bon coeur !

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