Foncez sur le rosé !

30.08.2019 | Inspirations gourmandes

C’est une tendance qui ne date pas d’hier. Depuis 2003 (année de canicule…), la consommation de vins rosés ne fait qu’augmenter. Frais, légers, fruités… on leur prête maintes qualités. En 2018, certains prédisaient une pénurie ! Cette année, d’autres disent observer une légère baisse… Que nenni. L’été n’est pas fini, tout comme la folle ascension du rosé, à laquelle veut contribuer activement le vignoble jurassien.

 

Le Jura voit rose

Au fur et à mesure que progresse la demande de vins rosés, l’offre s’affine. Il n’est plus seulement question de quantité mais aussi et surtout de qualité, de personnalité, de différence. Des exigences qui collent parfaitement à l’ADN du vignoble jurassien. Cela, nos viticulteurs l’ont bien compris. L’époque où le rosé jurassien se résumait au seul Poulsard (ou Ploussard à Pupillin) en raison d’un jus plus clair est désormais révolue. En 2018, sur les 120 000 hectolitres de la production, plus de 4 100 étaient vinifiés en rosés. C’est encore peu mais l’intention est bel et bien là. La gamme aussi. On y retrouve les appellations Arbois, Côtes du Jura, Crémant et Macvin, déclinant les trois cépages rouges au gré des sensibilités de chaque vigneron. Faisant la part belle aux notes fruitées, ces cuvées estivales se déclinent du rose clair aux teintes plus soutenues, en vins tranquilles ou effervescents pour accompagner tout un repas, de l’apéritif au dessert.

Photo : Jérôme Genée

Malgré une faible production, le vignoble jurassien accorde une part de plus en plus importante à l’élaboration de rosés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tendance rosée planétaire

Pour l’instant, les rosés jurassiens sont principalement consommés au niveau régional. Mais, si la production suit, la donne pourrait bien évoluer, déjà au niveau national, la France étant le premier consommateur mondial de rosé avec 35 %. Mais savez-vous qui suit avec 14 % ? Les États-Unis ! Là-bas, et tout particulièrement à New York, ville où les vins jurassiens commencent à être implantés et très appréciés, les bars branchés n’en finissent pas d’ouvrir des bouteilles de « blush wine » comme on l’appelle là-bas ! Les consommateurs de rosé aussi ont bien évolué. Les femmes y sont très représentées, séduites par la gourmandise et l’apparente légèreté de ces vins. Mais ce sont surtout les jeunes qui font gonfler les statistiques. Âgés entre 18 et 35 ans, ces « millenials » ou membres de la génération Y consomment le rosé autant par plaisir que pour casser les codes, ouvrant une bouteille pour un barbecue entre copains comme pour un repas de famille un soir d’automne. Oui, le rosé n’a jamais été aussi tendance. Rien de surprenant alors à le voir se décliner en vins nature, un autre phénomène qui caractérise le Jura depuis bien longtemps.

 

Le rosé, plus qu’un vin, une tendance mondiale rythmée par de nouvelles habitudes de consommation et de nouveaux consommateurs

 

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