Jura : les jeunes vignerons prennent la relève

11.12.2015 | Débats de comptoir

Clémentine et Bastien, Kévin et Valentin : ils ont tous eu l’envie de saisir la chance de reprendre l’exploitation familiale où ils ont grandi. Devenus vignerons, ils partagent l’histoire de leur génération qui démarre. Ils racontent aussi comment le parcours à l’installation a pu être un coup de pouce.

Frère et sœur associés

Clémentine et Bastien Baud avec leur père, Alain, et leur oncle, Jean-Michel, tous vignerons à Le Vernois, AOC Château Chalon, AOC Côtes du Jura, AOC L’Etoile

Clémentine et Bastien, 24 et 22 ans, Domaine Baud à Le Vernois, AOC Château Chalon, AOC Côtes du Jura, AOC L’Etoile.

Le frère et la sœur ont toujours baigné dans l’univers viticole. Leur père, Alain, et leur oncle, Jean-Michel, s’occupent du domaine depuis 40 ans et étaient prêts à transmettre leurs 20 hectares de vignes. Bastien a un BTS « viticulture œnologie » en poche et le métier dans le sang. Clémentine, après des études de langues, sent le besoin de se rapprocher de ses racines. Tous les deux rachètent l’exploitation. Lui s’occupera des vignobles, elle de la comptabilité et du commerce. Ils forment aujourd’hui la 9e génération de vignerons du domaine.

Le + du parcours à l’installation selon Clémentine et Bastien ?

« L’Odasea nous a permis de déterminer nos besoins, de questionner individuellement nos savoir-faire, d’aborder la question sociale de l’agriculteur exploitant, du chef d’entreprise. Et de connaître les aides dont nous pouvions bénéficier. »

Deux générations complémentaires

Kévin Mazier, vigneron à Orbagna, AOC Côtes du Jura

Kévin, 25 ans. Domaine Mazier à Orbagna, AOC Côtes du Jura.

Le duo Mazier père et fils est naturellement complémentaire. Le fils, Kévin, a l’habitude d’aider son père, vigneron désireux de transmettre une exploitation qu’il a largement développée. Après plusieurs formations en viticulture et en commerce, et un voyage en Australie, Kévin fait le choix de s’associer à son père. Il forme la 3e génération ; il s’occupera de la vinification et des caves. Son père, Michel, prend soin quant à lui des six hectares de vignes en culture biologique et biodynamique.

Le + du parcours à l’installation selon Kévin ?

« Cela m’a d’abord permis de valider que le projet tenait la route. Des aides financières et des aides humaines m’ont été accordées. Des professionnels m’ont entouré et m’ont fait réfléchir à l’évolution de l’entreprise. »

Le retour aux sources

Valentin Morel, vigneron à Poligny, AOC Côtes du Jura

Valentin, 27 ans, Domaine Morel, à Poligny, AOC Côtes du Jura

Depuis un an, Valentin Morel est chef d’exploitation. Après un emploi qui l’ennuyait, il est « revenu aux sources » par conviction et s’est équipé d’un BTS « viticulture et œnologie ». Son père, Jean-Luc, était ravi : il avait trouvé comment transmettre l’entreprise familiale dont il se retrouve aujourd’hui… salarié. Pour l’instant, c’est ensemble qu’ils élèvent les cinq cépages jurassiens sur 4,5 hectares de terres. Deux générations associées… pour le meilleur !

Le + du parcours à l’installation selon Valentin ?

« J’ai bénéficié d’une formation de 5 jours avec des conseils en comptabilité, juridiques, légaux, sur la santé au travail, les risques psycho-sociaux. Cela m’a permis de connaître mes interlocuteurs à la Chambre d’Agriculture. »

Lire aussi :

  • Ces « jeunes pousses » qui se sont lancées dans le métier de vigneron, avec le témoignage de Benoît, qui a repris l’exploitation familiale à Cramans
  • Le vin au féminin, l’interview de deux jeunes viticultrices dans le Jura

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Commentaires

  1. lambert marie-jeanne

    Bravo à ces jeunes qui poursuivent l’aventure des vins du Jura !

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