Le bio, du travail avant d’être une mode

07.09.2018 | Œno’logique

Le bio, du travail avant d’être une mode

Aujourd’hui, le bio est partout. Naturellement, on le retrouve dans nos vins jurassiens. Mais derrière la grande tendance de consommation et de production (l’inverse marche aussi), il y a d’abord la vigne, la plante, la terre. Une façon de faire autant que de voir le métier bien particulière, comme nous le raconte Jean-Étienne Pignier, vigneron et co-président du groupement bio Jurassien Le Nez dans le vert. Le sol jamais seul Ne tournons pas autour du cep : un vigneron bio passe beaucoup, beaucoup d’heures dans sa vigne. Un gros travail doit être fourni au niveau du sol. « On griffe, on pioche, on laboure pour que le système racinaire de la vigne se développe en profondeur et puise davantage ce dont il a besoin » explique le vigneron de Montaigu. D’avril à août, il faut compter quatre à cinq passages de griffes, charrues décavaillonneuses, roues dentées… pour l’entretien des sols, complétés par des piochages manuels. Mais Jean-Étienne, comme d’autres vignerons adeptes de la biodynamie, pousse le bouchon bien plus loin : « On a toute une panoplie de préparas à base d’ingrédients naturels ». Citons ainsi la bouse de corne, bouse de vache bio...

À la pêche aux vins

18.07.2018 | Inspirations gourmandes

À la pêche aux vins

Terre de mariage entre l’eau douce et le vin, le Jura a vu naître de merveilleux accords entre les fruits de la vigne et les frétillants habitants de ses lacs et rivières. Dans cette région de pêche et d’élevage de poissons, on sait les déguster de mille et une façons. Truite, sandre, omble-chevalier… Ils vont à merveille avec le Chardonnay, le Savagnin ou le Vin Jaune. Pour une combinaison plus relevée mais sublime, les alliances avec le Trousseau savent aussi mettre l’eau à la bouche. La truite : en été, on visite les classiques Sur une carte du Jura, les élevages de truites semblent former les signes d’une invitation au voyage gustatif. Pour une première exploration, le palais peut se laisser charmer par une truite meunière –légèrement farinée et poêlée avec une noisette de beurre – parsemée d’amandes effilées ou en papillote. Avec ce poisson tendre, le repas s’annonce léger et fleuri en associant un Chardonnay. Un beau programme pour la période estivale ! En associant le plat à un verre de Chardonnay-Savagnin, on opte pour un intéressant mariage du terroir avec la modernité. Et si on s‘aventure sur une crème au...

Trois artistes jurassiens du vin

04.07.2018 | Promenades dans les vignes

Trois artistes jurassiens du vin

Mettons-nous bien d’accord : le travail de la vigne et du vin, en soi, est déjà un art. Pour autant, il existe dans le Jura des artistes qui ont fait du vin leur muse. En voici trois qui, chacun à leur façon, expriment leur créativité en puisant allégrement dans notre vignoble. À travers le verre Issue d’une famille d’artistes, Françoise Ogliotti a toujours aimé peindre. Mais pas toujours du vin ! Le déclic viendra en 1991. Lors d’une dégustation chez un client vigneron de Pupillin, elle a le coup de cœur pour la lumière que renvoie son verre à travers la petite fenêtre du caveau. « J’ai voulu retranscrire la lumière du vin, cette alchimie, cette magie que l’on peut percevoir en fermant les yeux lorsqu’on le boit » explique l’artiste. À cette époque, Françoise travaille à Arbois avec son mari dans un atelier de sérigraphie destiné aux enseignes publicitaires. Désireuse de s’essayer à de nouvelles techniques, elle troque la peinture pour les encres vinyliques et la poudre d’or, les pinceaux pour les spatules et la toile pour le carton. Sa première œuvre sera un poulsard. De nombreuses autres suivront. Durant vingt ans,...

Les vins du Jura s’exportent bien, merci !

22.01.2018 | Œno’logique

Les vins du Jura s’exportent bien, merci !

Elle est loin l’époque où les vins jurassiens n’étaient connus, presque, que des consommateurs francs-comtois ! Désormais, notre petit vignoble possède de nombreux adeptes à travers le monde. Les vins du Jura à l’export, c’est une réalité, un passé, et surtout, un avenir. Pour nous en parler, rien de mieux qu’un des précurseurs de ce développement international, Pierre Rolet, d’Arbois. L’export et le Jura, ça date ! Pierre Rolet s’en souvient comme si c’était hier. Et pourtant, ça remonte à plus de vingt ans. Son activité internationale a commencé avec la Belgique et l’Allemagne. Géographiquement logique. Puis vint le Québec, suite à des contacts noués sur son caveau d’Arbois. « Plutôt que d’attendre, on a décidé d’exploiter ces touches de façon active en allant au devant de ces nouveaux clients potentiels » se rappelle Pierre. Le vigneron arboisien passe alors la vitesse supérieure en participant à des salons professionnels. Vinexpo ou Prowein font depuis longtemps partie des rendez-vous privilégiés du domaine Rolet. Comme l’explique Pierre, « on était parfois noyé dans la masse des exposants mais quelque contacts nous suffisaient pour nous conforter dans notre idée de nous développer à l’international. On savait...